Jacqueline Loretan

« Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance. »
Jn 10,1-10 / 3e Dimanche de Pâques / 26 avril 2026
A notre “drôle d’époque”, où guerres et famines se chargent de faire régner la mort, il est urgent de choisir la vie, une vie bonne qui a du sens.
Le tableau du Bon Pasteur dépeint par l’Evangile de ce dimanche peut paraître idyllique ; néanmoins, il ne met pas uniquement en scène le Christ, Berger et Porte des brebis, mais il parle explicitement des forces hostiles, voleurs et bandits prêts à tuer. Le Berger, lui, veille sur la vie de ses brebis qu’il connaît chacune par son nom ; elles, de même, connaissent sa voix et ne suivent pas un inconnu.
Ces images parlent de nous, croyants qui désirons suivre le Christ. Il n’est pas évident d’entendre sa voix dans une ambiance saturée de multiples et bruyantes voix ambiguës. Heureusement que la fréquentation l’Evangile nous rend familiers de sa voix à lui. Elle se donne à entendre dans le silence, bien sûr. Mais tout autant lorsque, passant par le Christ-Porte, nous sortons de nous-mêmes pour aller à la rencontre du prochain. Sa voix est alors celle des hommes et des femmes de notre temps, de cette “drôle d’époque“ marquée par l’individualisme produisant tant de solitude. La vie reçue en abondance n’attend qu’à être partagée sans mesure!
Sœur Jacqueline
