Pâques : Nous venons de loin…

En l’espace de quelques heures, nous avons passé des ténèbres du Vendredi Saint à la lumière du matin de Pâques, de la Passion à la Résurrection. Nous venons de loin : comme Pierre, de nos reniements ; comme Judas, de nos trahisons ; comme le « bon » larron, de nos méfaits, et directement à la vie du paradis : vie nouvelle, voie ouverte par le Christ dans sa traversée victorieuse de toutes les manigances mortifères des hommes assiégés par le Malin. Et tout cela par pure grâce ! (Ne nous imaginons pas que nous l’avons mérité pour avoir fait un bon Carême et avoir fait nos Pâques – pour notre grand bien, c’est vrai.)

Ce qui déclenche en Dieu une telle folie, c’est sa miséricorde. Il ne peut pas résister aux larmes de Pierre et à son repentir. Et Judas ? Les plus grands théologiens et maîtres spirituels – dont notre pape François ! - sont persuadés que sa honte et son désespoir ont touché le cœur de Dieu qui serait allé tout droit le dérober à Satan ! (cf. chapiteau de Vézelay). Quant au larron, son aveu humble et sincère nous montre comment s’y prendre quand on se sent juste minable et indigne d’entrer au paradis.

Le dimanche après Pâques est le Dimanche de la Miséricorde. Le Christ s’est révélé à sainte Faustine en lui disant que le désir de nous donner cette Fête était « issu de ses entrailles ». Tout est possible à Dieu, sauf d’aller contre Lui-même puisqu’au plus profond de ses entrailles Il est miséricorde.